La gastro entérite

La gastro entérite est une maladie virale provoquant diarrhées, nausées, vomissements.

En plein pic épidémique au moment des fêtes de fin d’année, en quoi cette pathologie nous renseigne sur ce que nous vivons à cette période bien précise ?

Le système digestif étant touché, il est question, forcément « de morceau à digérer ». Il est clair que si j’abuse de la dinde et que je l’arrose de beaucoup trop de boissons diverses, il est inutile de chercher en quoi je résous un conflit psychologique de morceau indigeste ! Là j’ai clairement abusé.
Mais dans le cas d’une maladie réelle et avérée, il est alors possible de réfléchir à ce qui se trame durant cette période bien spécifique de l’année.

Tout comme l’abus de dinde, il va être question d’abus. Mais lequel pour que le corps doive expulser ainsi tout ce qu’il contient dans son tube digestif ?

Revenons déjà sur les principaux organes touchés et leur fonction :

– Estomac : ici la fonction est de digérer le morceau de nourriture. Donc de la transformer pour que son assimilation par le corps soit possible.
– Intestin grêle : c’est un organe de tri. Il garde ce qui est bon et fait progresser dans le gros intestin ce qui devra être évacué.
– Gros intestin : les aliments entrent en putréfaction et progressent vers le rectum pour que soit expulsé ce qui est maintenant un déchet du corps.

Pour le cerveau, un morceau de nourriture n’est pas différent (à l’exception des nutriments qu’il va apporter au corps) d’un morceau symbolique à assimiler.

Alors quel morceau m’est si difficile à accepter en moi, à assimiler ? Quel morceau ai-je envie ou besoin d’expulser rapidement pour m’alléger ? Dans un sentiment d’impuissance à digérer, trier, assimiler, me libérer.

En cette période de fêtes, les morceaux difficiles à digérer sont légion.

D’abord il faut boucler la fin d’année. Au travail, à la maison. Il faut trouver des cadeaux pour tout le monde et organiser les dates des Noëls, tout en gérant un agenda déjà chargé et les divers repas et apéros de fin d’année qui s’accumulent.

Vous sentez-vous dans l’impossibilité d’avancer alors qu’il y a mille choses à faire ? Etes-vous submergés par des problématiques qui s’accumulent ? Dès qu’une est réglée, elle fait seulement place à mille autres qui attendent ? Qui nous chargent. Et envers lesquelles nous sommes simplement impuissants et que nous subissons ?

Et à ces tâches qui s’accumulent s’ajoutent les repas en famille. Il va falloir passer du temps avec nos êtres « chers ». Manger tous ensemble nos « morceaux » de nourriture tout en réglant peut-être certains autres « morceaux » conflictuels ou de non-dits qui s’accumulent, eux aussi.

Mais les fêtes c’est aussi le moment du relâchement. Tout est prêt, tout est bouclé. J’ai rendu mes budgets pour l’année prochaine et mes cadeaux sont emballés. Je peux me relâcher. Et hop, c’est à ce moment que mes sphincters ont la même idée et se relâchent eux aussi ! Car quand tout s’accumule dans la cuvette, il est venu le moment de faire place nette et de tirer la chasse. (Petite métaphore scatologique de ce qui se passe dans notre psychisme à ce même moment.)

Merci à la gastro de m’offrir cette parfaite solution pour m’alléger, pour me libérer. Et peut-être même pour éviter de devoir aller à table avec toute la famille.
J’ai posé ma hotte de charges indigestes et de contrariétés au pied du sapin. Me voilà prêt à démarrer cette nouvelle année dans la légèreté.

En espérant que ce décodage ne vous aura pas trop coupé l’appétit, je vous souhaite de beaux repas de fêtes, en famille, en tête-à-tête avec vous-même, avec des amis, dans la détente, la joie et la légèreté !

Coralie Oberson Goy